19 août 2008
Sortie en librairie
Grande journée aujourd'hui... du moins, c'est ce qu'on se dit quand notre premier livre sort en librairie!
Bon.
Oui.
C'est vrai.
Cependant, il faut savoir que c'est la journée où les librairies "reçoivent" le livre. Dans une boîte. Avec d'autres livres.
Ces boîtes, elles doivent être ouvertes. Ces livres, ils doivent être préparés et placés par les libraires et les commis.
Ça ne veut donc pas dire que mon livre se retrouvera immédiatement sur les tablettes aujourd'hui même.
Alors oui. J'ai été faire un petit tour. Un tout petit tour à la Bouquinerie, sur la rue Cartier. Pas de traces de mon roman.
Non. Je n'ai pas fait le numéro de celle qui fait "comme si" elle cherchait ce livre, qui pose plein de questions aux libraires, qui laisse presque entendre que c'est scandaleux que mon roman ne soit pas déjà en vitrine du magasin. Je n'ai importuné personne. J'ai cherché. C'est tout.
Ce soir, j'irai peut-être faire un autre tour ailleurs. Mais toujours sans attente. Juste pour voir.
18 août 2008
Quand tout arrive en même temps
Mon livre sort en librairie demain... et je n'ai pas un instant pour penser à ça. En fait, toute mon énergie est concentrée dans la préparation des cours qui viennent de m'être octroyés. Un de mes collègues, prof de civilisations, vient d'obtenir un poste du côté de l'administration et il laisse une grande partie de sa tâche en enseignement... qui me revient.
Ainsi, moi qui étais prête à commencer la session et assez détendue (même mes documents étaient prêts pour mes trois groupes), je me suis retrouvée, mercredi après-midi, avec la nouvelle que j'avais deux cours de plus à préparer, dont un que je n'ai jamais donné et pour lequel je ne suis pas très familière avec la matière. Un beau défi!
Cette petite montée de stress s'accompagne de l'absence de mon Amoureux qui, appelé par le travail, passe la semaine à Londres. Me voilà donc monoparentale par dessus le marché!
Mais bon. Je devrais survivre...
12 août 2008
Créer l'évènement
La sortie d’un livre, c’est un évènement important. Pour l’auteur, c’est le moment tant attendu, la «mise au monde» d’un projet qui, selon les cas, a demandé plus ou moins d’efforts et s’est échelonné sur une période plus ou moins longue. En soi, c’est un moment qu’il vaut la peine de souligner en grand ne serait-ce que pour apprécier le chemin parcouru.
Un lancement de livre, c’est un peu l’intronisation du livre sur le marché public. C’est la «cérémonie» qui marque cette venue au monde.
Or, un évènement, ça se crée. Ça se fabrique. Ça se travaille. Et ça ne se fait pas tout seul. Il faut y consacrer des efforts pour mettre les choses en action. Pour créer une dynamique. Créer un engouement. Une curiosité.
Mon lancement, j’y pense depuis quelque temps, mais sans en faire une obsession. Ce que j’en attends, c’est qu’il ressemble à une fête, avec mes proches et tous ceux qui me connaissent, de près ou de loin, qui s’intéressent à ce que j’ai fait, à ce que j’ai écrit. Qu’ils aient le goût de venir m’encourager, me saluer. Être là, à ce moment de ma vie.
Mais comment créer l’événement?
De bien des façons. Dans mon cas, aux éditions du Septentrion, j’ai la chance d’avoir Éric Simard qui, en plus de m’avoir suivie en tant que directeur littéraire, occupe aussi le poste de responsable des communications. Son travail l’amène donc à approcher les journalistes, chroniqueurs et recherchistes de tout acabit, en leur envoyant soit un communiqué de presse les informant de la sortie de mon roman ou, directement, un livre en service de presse. Son but est de faire connaître le livre. De lui donner le plus de chances dès le départ. Ce qui est primordial pour la suite des choses.
De mon côté, en plus d’avoir veillé à l’envoi d’environ 300 invitations, j’ai utilisé un des réseaux de contacts les plus efficaces actuellement sur la Toile : Facebook. Ainsi, j’ai créé un évènement pour annoncer le lancement à mes amis, mais aussi à tous les «amis d’amis». Chacun peut même contribuer à faire circuler l’information en invitant à son tour ses propres amis Facebook à participer au lancement.
Les résultats?
On les verra le soir même. Mais je ressens une certaine excitation à voir s'allonger la liste de ceux qui confirment leur présence, surtout que quelques noms me sont inconnus (d'autres, très connus: Stanley Péan a confirmé sa présence! Wow! Mais pourra-t-il être là? D'ailleurs, QUI a invité Stanley Péan?!!). D’ici le soir fatidique, chers amis, mettez à votre agenda un 5 à 7 bien spécial le 27 août… si par bonheur vous passez par Québec. Il me fera plaisir de vous dédicacer un livre ou simplement de vous serrer la main. La présence de chacun d’entre vous viendra tranquillement me faire réaliser que mon projet, bien solitaire au départ, est soudainement devenu public. Qu’il me faut passer du mode «créer» en mode «partage».
07 août 2008
L'objet livre
Hier, une boîte m'attendait chez mon éditeur: mes 15 exemplaires d'auteur.
Mon livre, enfin!
Il est très beau. Le format revu de la nouvelle collection Hamac lui sied à merveille. L'intérieur de la couverture est d'un beau vert brillant. Ça lui donne un air chic et branché à la fois. Je suis très fière.
Curieusement, en retournant chez moi avec ma boîte dans les bras, j'avais le coeur serré. Une tristesse. Une mélancolie. Je me sentais bizarre. J'aurais dû être excitée, avoir le goût de fêter... Et j'ai bien souligné le coup, en téléphonant à quelques proches et en levant un verre en compagnie de mes parents et d'un ami passé à l'improviste faire un tour. Mais cette impression étrange m'est restée toute la soirée.
L'ami passé à l'improviste, psychologue de son état, a suggéré que je vivais un deuil. C'est fort possible. Je vois arriver la fin d'une période très intense, où je me suis beaucoup investie. Maintenant, il me faut passer à autre chose.
Déjà, ce matin, j'allais mieux. Au département, j'ai apporté un exemplaire de mon livre pour le montrer aux quelques collègues présents sur les lieux. Ils trouvent le résultat très beau, eux aussi. Certains m'ont même assurée de leur présence au lancement. Ça me touche.
Et, de retour chez moi, j'ai commencé à rédiger des petits mots à l'endos des cartons d'invitation que j'enverrai la semaine prochaine. J'en ai environ 250 à faire... Pas le temps de m'ennuyer, donc!
28 juillet 2008
Concours Bibliolys: ce que j'ai pensé de...
Histoire de Pi, de Yann Martel
Peu de romans ne m’ont émue aussi profondément que celui de Yann Martel, Histoire de Pi que j'ai lu durant l'hiver 2005.
Le livre raconte l’aventure peu banale du jeune Indien Pi Molitor qui, après le naufrage du paquebot qui devait l’emmener au Canada avec sa famille et une partie des animaux de leur zoo, réussit à se réfugier dans un canot de sauvetage en compagnie d’autres rescapés : un orang-outan, une hyène, un zèbre et un tigre du Bengale. Comment sauver sa peau? Comment établir un territoire pour chaque passager sur ce petit canot à la dérive sur l’Atlantique? L’esprit et le corps tendus vers un seul but, survivre, Pi va faire face, au jour le jour, à ce tigre redoutable.
L’histoire, d’abord, est intéressante en elle-même, ainsi que divers détails qui émaillent le roman, comme ceux qui ont trait à la culture indienne ou aux croyances religieuses indoues, chrétiennes et musulmanes, mais l’émotion que j’ai ressentie n’est pas liée à elle, mais à un autre niveau de lecture. Ainsi, sans que je ne vous donne ici une information névralgique, quelque chose bascule dans le récit qui vient lui donner un éclairage totalement différent et le lecteur ne peut qu’en être totalement bouleversé.
Si Histoire de Pi a valu à Yann Martel le prestigieux Booker Prize en 2002, c’est sans doute grâce au don de l’auteur pour raconter des fables. Car c’est ainsi qu’il faut voir Histoire de Pi : une fable qui se veut une réflexion sur la nature humaine.
25 juillet 2008
Entrevue avec Mélanie Gélinas
Comme je suis passée à côté sans l'apercevoir à quelques reprises sur le site de la Recrue du mois et qu'il se peut aussi que cela vous ait échappé, je vous indique le lien vers une excellente entrevue avec notre Recrue du mois d'août, Mélanie Gélinas.
Merci à Catherine pour la préparation de cet entretien dont je ne saurais trop vous conseiller la lecture!
Entrevue avec Mélanie Gélinas, auteur de Compter jusqu'à cent (1ere partie)
Entrevue avec Mélanie Gélinas (2e partie)
24 juillet 2008
La Fabrication de l'aube
J’avais depuis un petit moment le livre de Jean-François Beauchemin, La Fabrication de l’aube, sur ma pile de livres à lire. J’en avais entendu du bien, à droite et à gauche. Et, surtout, j’étais intriguée par ce récit qui avait pour origine une période difficile dans la vie de l’auteur qui, après un coma, est resté hospitalisé de longs mois. Ayant moi-même été ébranlée par la maladie, j’étais curieuse de voir comment cela se transmutait en matériau artistique chez un autre, un peu comme j’avais été curieuse du Journal de Marie Uguay.
Malheureusement, je n’ai pas été touchée par cette prose. J’ai même fini par lire ce livre avec un certain agacement. Pas que ce soit mal écrit, au contraire. Jean-François Beauchemin a une plume poétique, ses images sont percutantes. Non. Le problème ne réside pas là. Je pense en fait que ce livre, très personnel, est plus à même de toucher des lecteurs qui connaissent déjà Jean-François Beauchemin et qui, après avoir connu son œuvre, s’intéressent à l’homme qu’il est et à sa vie, d’où est tiré le récit de La Fabrication de l’aube.
Un récit très personnel, donc. Qui traite essentiellement des êtres qui comptent dans la vie de l’auteur : ses frères, sa sœur, son père et sa mère. Et sa femme. Il y a aussi les animaux et la nature, à qui Beauchemin est attaché et qui imprègnent sa perception de la vie. Et surtout, il est question du processus d’écriture, de la naissance, chez l’auteur, du besoin d’écrire. De ses premières impulsions artistiques à sa carrière actuelle.
Tous ces ingrédients, liés par une prose souvent magnifique, auraient dû me toucher. Mais la magie n’a pas opéré. Trop lyrique, peut-être?
Un rendez-vous manqué.
Jean-François Beauchemin, La Fabrication de l'aube. Montréal, Québec Amérique, 2006, 115 pages. Coll. "Littérature d'Amérique".
22 juillet 2008
Liste d'invitations
Depuis près d’une semaine, je passe énormément de temps sur la préparation du lancement de mon roman.
D’abord, j’ai trouvé la salle. C’est maintenant confirmé, l’événement aura lieu au Cercle, sur la rue St-Jospeh à Québec, le mercredi 27 août 2008, de 17h à 19h. Si par hasard vous êtes à Québec à ce moment, passez faire un tour!
Ce qui me demande beaucoup de temps, ces jours-ci, c’est dresser la liste des personnes à inviter. Heureusement, en bonne maniaque des listes, j’avais ébauché dans le courant du printemps une première version en repassant dans mon esprit tous les cercles de mes connaissances. Maintenant, je la révise, en ajoutant, ici et là, des noms. En plus, il me faut décider, pour chaque personne, si je lui enverrai une invitation par la poste (auquel cas il me faut trouver son adresse postale), ou si je procèderai par courriel ou par Facebook.
L’idée générale du lancement, c’est de faire parler du livre par le plus de gens possible. Il faut que le bouche-à-oreilles fonctionne, car un premier roman n’a que peu de vitrine médiatique pour faire parler de lui. D’où l’importance, en dressant la liste des invités, de passer en revue tous les cercles de mes connaissances, du plus près de moi jusqu’au plus éloigné, de sorte que l’information pénètre plusieurs sphères différentes.
J’ai donc procédé à une énumération de mes proches, amis et famille. Ensuite, mes collègues de travail de même que les collègues de mon conjoint et même ceux de mes parents. Il y a aussi certains de mes anciens professeurs et quelques-uns de mes anciens étudiants. Il y a mes ami(e)s blogueurs, mes contacts Facebook, les amis de mes parents, les anciens amis que j’ai perdus de vue mais qui me tiennent encore à cœur. J’ai même pensé à ma coiffeuse et mon esthéticienne! Bref, j’essaie de n’oublier personne (ou du moins, personne dans la région de Québec)!
En plus, il faut savoir que le lancement se fera dans une salle ouverte au public. Donc pas besoin d’une invitation personnelle pour y participer!
C’est certain que j’aimerais que cet évènement soit réussi (tout en restant simple dans son concept) et je réalise que j’avais raison de ne pas envisager d’organiser en même temps cette année mon mariage! Bref, j’ai opté pour un mariage intime pour mieux mettre mon énergie sur la fête que sera la sortie de mon premier roman!
21 juillet 2008
Tournée littéraire en vrac
Récemment, quelqu’un a insinué que je ne lisais pas beaucoup… J’en suis restée un peu pantoise.
Certes, je ne lis pas autant que bien des blogueurs-blogueuses dont les blogs sont essentiellement consacrés à la lecture, mais quand même! J'ai toujours hésité à dire que je lisais BEAUCOUP justement parce que je sais que je ne lis pas AUTANT que d’autres, tout comme je n’ose jamais dire que j’écris bien ou que je ne fais pas de fautes quand j’écris, parce qu’il m’arrive d’en faire (un peu moins que d’autres, c’est vrai).
Bref, une des raisons qui peut expliquer que j'ai l'air de lire peu est que je ne prends pas la peine de faire un billet pour chaque livre que je lis.
En fait, j’ai eu envie de vous parler de plusieurs de mes lectures des dernières semaines, mais le temps ne me l’a pas toujours permis. Je me décide donc à faire un billet en vrac, en attendant mieux.
Je suis un écrivain japonais de Dany Laferrière : ce livre se lit bien. Chaque chapitre est très court. L’histoire est abracadabrante et tourne autour d’un livre qui n’a même pas encore été écrit mais qui fait déjà parler de lui, en raison de son titre. J’avais bien hâte de lire enfin Dany Laferière que j’avais d’ailleurs rencontré en avril dernier au Salon du Livre de Québec et aussi de voir si le battage médiatique qui a entouré la sortie du roman en valait était justifié. On peut dire que Laferrière a parfois des traits de génie, mais le roman est inégal et verbeux. Ce fut toutefois une lecture fort divertissante.
Chagrin d’école de Daniel Pennac : Comme je voudrais écrire un billet juste pour m’étendre sur ce bouquin où il est question de l’école du point de vue des élèves mais aussi des professeurs! Un livre où il est question d’apprentissage mais, surtout, d’amour. Je conseille ce livre à tous ceux que le milieu scolaire intéresse de près ou de loin.
L’élégance du hérisson de Muriel Barbery: On m’avait dit beaucoup de bien de ce livre, donc, inévitablement, je m’étais fait des attentes. J’ai aimé, mais pas autant que je ne l’aurais voulu. C’est un livre intelligent qui frise cependant, par moment, le pédantisme intellectuel, ce qui peut agacer certains lecteurs. Les personnages sortent de l’ordinaire et la vision de la vie et du quotidien qui est présentée ici est originale. Le succès du roman est mérité.
Qui se souvient de David Foenkinos? de David Foenkinos: Un cadeau de ma collègue-blogueuse Caro[line] que j’ai lu avec bonheur. Ainsi, j’ai enfin su qui était l’auteur chouchou numéro 1! À travers ce roman où un auteur à succès connaît un passage à vide, j’ai eu beaucoup de plaisir. C’est drôle, bien tourné.
La deuxième vie de Clara Onyx de Saint-Clair Dumontais: Je reviendrai dans un autre billet sur ce livre qui sort de l'ordinaire dans le propos comme dans la forme. Ce roman déroutant et intelligent est le premier ouvrage de la nouvelle collection Hamac "redirigée".
Petites histoires avec un chat dedans (sauf une) de Véronique Papineau : notre recrue du mois de juillet dont j’ai parlé ici.
Compter jusqu’à cent de Mélanie Gélinas: notre recrue du mois d’août dont je ne vous parlerai pas avant le 15 août… Mais s’il vous tombe entre les mains, n’hésitez pas! Lisez-le!
Et actuellement, je lis le Journal d’un écrivain, de Virginia Woolf. Évidemment, j’ai l’intention d’en reparler ici car les extraits présentés dans ce journal ont été choisis parmi ceux qui concernaient de près ou de loin le processus d’écriture de Virginia Woolf, un de mes écrivains fétiches. C’est très instructif sur son état d’esprit et sur sa réalité de femme écrivain au début du XXe siècle. Passionnant.
Illustration: La lectrice, par Alain Huette.
20 juillet 2008
La Recrue du mois déménage et améliore sa formule
Le blog La Recrue du mois, auquel je participe depuis son lancement en septembre 2007, déménage sur une nouvelle plate-forme, plus adaptée à ses besoins.
Le mandat de la Recrue demeure le même: faire découvrir, le 15 de chaque mois, un premier roman d'auteur québécois. De plus, nous intensifierons notre couverture médiatique des oeuvres choisies et nous tenterons de présenter régulièrement des entrevues exclusives avec les auteurs. Une nouveauté au programme: comme les recrues "officielles" ne peuvent pas dépasser douze auteurs par an et que cela laisse de côté plusieurs auteurs qui auraient pu faire des recrues intéressantes, les participants à la Recrue pourront, au fil des jours, vous faire partager leurs propres découvertes de nouveaux auteurs. Nous avons intitulé cet aspect le "Repêchage".
Finalement, nous annoncerons bientôt notre "Top 3", c'est-à-dire les coups de coeur de notre équipe de rédacteurs.
Je vous invite donc à nous suivre encore (et de plus en plus nombreux, espérons-le!) sur le site suivant:
Profitez-en pour changer vos liens pour référencer ce blog et pour venir découvrir notre nouvelle recrue du mois d'août!

